L’affaire Valeo soulève un tollé aujourd’hui.
Pourtant, techniquement, il n’y a pas d’abus :
- Le départ du Pdg est forcé. En clair : on le vire.
- L’indemnité de départ est plutôt dans le bas de la fourchette de ce qui s’est pratiqué jusqu’alors pour des départs de ce type en particulier avec autant d’ancienneté.
- L’indemnité est contractuelle.
- Un des critères de “performance” n’a pas été rempli, que l’entreprise ne soit pas en perte, mais c’est lié à des provisions exceptionnelles passées pour faire face au plan de restructuturation prévu et pas à la performance économique réelle de l’entreprise. Le conseil a donc décidé de ne pas tenir compte de cet élément et de ne pas abattre la prime de 30%.
- L’état, contrairement à ce qui a pu être écrit, n’a pas donné d’argent à Valeo pour soutenir l’entreprise.
Alors …
Alors, les gens ont perdu confiance dans les dirigeants d’entreprise, notamment les dirigeants des grandes entreprises. Ils estiment que la crise est en très grande partie de leur faute. Une faute grave.
Quelle que soit la façon de présenter la chose, une indemnité de départ supérieure à ce qu’un salarié de l’entreprise toucherait en pareille circonstance (salaire multiplié par le nombre de mois légaux plus quelques mois transactionnels) ne peut passer sans outrer. Quelle que soit la façon de présenter la chose toute somme dépassant le chiffre symbolique du million choque.