Propos sur la crise

30 mars 2009

Valeo oh oh

Classé dans : Non classé — Mots-clefs :, , , — admin @ 20 h 28 min

L’affaire Valeo soulève un  tollé aujourd’hui.

Pourtant, techniquement, il n’y a pas d’abus :
- Le départ du Pdg est forcé. En clair : on le vire.
- L’indemnité de départ est plutôt dans le bas de la fourchette de ce qui s’est pratiqué jusqu’alors pour des départs de ce type en particulier avec autant d’ancienneté.
- L’indemnité est contractuelle.
- Un des critères de “performance” n’a pas été rempli, que l’entreprise ne soit pas en perte, mais c’est lié à des provisions exceptionnelles passées pour faire face au plan de restructuturation prévu et pas à la performance économique réelle de l’entreprise. Le conseil a donc décidé de ne pas tenir compte de cet élément et de ne pas abattre la prime de 30%.
- L’état, contrairement à ce qui a pu être écrit, n’a pas donné d’argent à Valeo pour soutenir l’entreprise.

Alors …

Alors, les gens ont perdu confiance dans les dirigeants d’entreprise, notamment les dirigeants des grandes entreprises. Ils estiment que la crise est en très grande partie de leur faute. Une faute grave.

Quelle que soit la façon de présenter la chose, une indemnité de départ supérieure à ce qu’un salarié de l’entreprise toucherait en pareille circonstance (salaire multiplié par le nombre de mois légaux plus quelques mois transactionnels) ne peut passer sans outrer. Quelle que soit la façon de présenter la chose toute somme dépassant le chiffre symbolique du million choque.

23 mars 2009

Crise sociale : un élément de contexte à prendre en compte dans la communication

Classé dans : Non classé — Mots-clefs :, , , , , — admin @ 11 h 50 min

En 2007, 47% des français redoutaient de devenir un jour sdf, fin 2008, 60 %. Voilà qui en dit long sur notre moral.

Pourtant, la probabilité réelle pour un individu donné de devenir sdf n’a heureusement pas augmenté d’autant sur la même période mais la crise longue, profonde, lancinante, ubiquitaire  induit chez la quasi totalité d’entre nous une vision dépressive du futur et amplifie les angoisses dans un environnement qui était déjà fortement anxiogène : chemins de réussite confus, discours politiques ne suscitant pas de franche adhésion,  monde financier ayant échappé à tout contrôle, réchauffement climatique, pollution, etc…

Les grands qui dirigent le monde ne contrôlent plus rien Isabelle Taubes dans Psychologie Magazines cite Virginie Megglé :  ”Si consciemment, nous nous réjouissons des malheurs des hyperriches, de ces “escrocs de banquiers”, sur cette autre scène qu’est l’inconscient un autre drame se joue. En ce lieu intemporel, “ces grands”-là renvoient aux “grands” de l’enfance : les parents, les adultes, ceux qui protègent”. ET quand ils s’effondrent, intérieurement, c’est le désarroi, qui va maintenant veiller sur nous ?

Ainsi Obama est arrivé comme le Messie  mais en attendant les marchés boursiers ont continué voire amplifié leur chute.

Les plans sociaux se suivent à un rythme effréné avec une communication de plus en plus standardisée. et aseptisée .La plupart de ces plans sont justifiés mais comment le dire sans provoquer un peu plus de désespérance dans un tel contexte.

Communiquer c’est partager et pour partager il faut comprendre les  mots Justice, Exemplarité  et Solidarité.

Mais la Justice ce n’est pas se gruger de stocks options synonymes de profits d’autant plus grands que les cours sont bas !

12 mars 2009

Gestion de la situation de crise induite par la crise économique et financière

Classé dans : Non classé — Mots-clefs :, , , , , — admin @ 9 h 37 min

Une crise courte, ponctuelle et violente exige une montée en puissance rapide des équipes, une organisation rodée et une mobilisation des énergies intense mais restreinte dans le temps. Elle  s’accompagne d’une forme de montée d’adrénaline. Il peut être nécessaire, en fonction de la nature de la crise et de l’exposition de certaines personnes à des situations traumatisantes, ,de soutenir psychologiquement certains responsables, voire de les accompagner afin qu’ils métabolisent l’évènement.  Mais il n’y a pas lieu, sauf cas très particuliers, d’aborder le sujet de leur “vie privée”.

Dans le cas d’une crise telle que la vivent beaucoup d’entreprises actuellement du fait de la situation  économique et financière, longue, usante avec une dimension anxiogène et dépressiogène, il est indispensable de s’assurer que ceux qui gèrent la crise puisent suffisamment de ressources dans leur vie privée (au sens large : famille, loisirs, hygiène de vie) pour tenir la distance.

L’entrainement d’un sprinter n’est pas celui d’un coureur de fond, son alimentation non plus même si l’on retrouve des constantes.

13 février 2009

Quelques leçons à tirer du dossier maïs transgénique

Classé dans : Non classé — Mots-clefs :, , , , , — admin @ 21 h 45 min
  • Gare à l’effet Pinocchio :

Mentir ça se voit et ça discrédite le discours.
Même si le mensonge porte sur les intentions de celui qui parle et pas sur ce qu’il dit.
Monsanto s’est décrédibilisé en se vêtant du linge blanc du bienfaiteur de l’humanité mais a été perçue comme une multinationale dominatrice et avide de profits.

  • La voix de la raison fait parfois moins de bruit que les trompettes de la déraison.

Ce n’est pas parce que le dossier des opposants ne contient aucun élément scientifique validé prouvant la nocivité du maïs transgénique que leur discours ne retentit pas. Il utilise avec une efficacité redoutable les ressorts de la pensée magique et de la superstition.

Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose (Beaumarchais)

  • Difficile de se débarrasser du sort d’une mauvaise fée :

La mauvaise fée (ou le mauvais con), celle (celui) qui a baptisé l’enfant “organisme génétiquement modifié” qui fleure bon les manipulations perverses du docteur Mabuse.

6 janvier 2009

A propos de la crise financière

Classé dans : Non classé — Mots-clefs :, , , — admin @ 20 h 38 min

Deux articles passionnants dans le New York Times :

La fin du monde financier tel que nous le connaissons

La gestion du risque

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