En 2007, 47% des français redoutaient de devenir un jour sdf, fin 2008, 60 %. Voilà qui en dit long sur notre moral.
Pourtant, la probabilité réelle pour un individu donné de devenir sdf n’a heureusement pas augmenté d’autant sur la même période mais la crise longue, profonde, lancinante, ubiquitaire induit chez la quasi totalité d’entre nous une vision dépressive du futur et amplifie les angoisses dans un environnement qui était déjà fortement anxiogène : chemins de réussite confus, discours politiques ne suscitant pas de franche adhésion, monde financier ayant échappé à tout contrôle, réchauffement climatique, pollution, etc…
Les grands qui dirigent le monde ne contrôlent plus rien Isabelle Taubes dans Psychologie Magazines cite Virginie Megglé : ”Si consciemment, nous nous réjouissons des malheurs des hyperriches, de ces “escrocs de banquiers”, sur cette autre scène qu’est l’inconscient un autre drame se joue. En ce lieu intemporel, “ces grands”-là renvoient aux “grands” de l’enfance : les parents, les adultes, ceux qui protègent”. ET quand ils s’effondrent, intérieurement, c’est le désarroi, qui va maintenant veiller sur nous ?
Ainsi Obama est arrivé comme le Messie mais en attendant les marchés boursiers ont continué voire amplifié leur chute.
Les plans sociaux se suivent à un rythme effréné avec une communication de plus en plus standardisée. et aseptisée .La plupart de ces plans sont justifiés mais comment le dire sans provoquer un peu plus de désespérance dans un tel contexte.
Communiquer c’est partager et pour partager il faut comprendre les mots Justice, Exemplarité et Solidarité.
Mais la Justice ce n’est pas se gruger de stocks options synonymes de profits d’autant plus grands que les cours sont bas !