Une crise courte, ponctuelle et violente exige une montée en puissance rapide des équipes, une organisation rodée et une mobilisation des énergies intense mais restreinte dans le temps. Elle s’accompagne d’une forme de montée d’adrénaline. Il peut être nécessaire, en fonction de la nature de la crise et de l’exposition de certaines personnes à des situations traumatisantes, ,de soutenir psychologiquement certains responsables, voire de les accompagner afin qu’ils métabolisent l’évènement. Mais il n’y a pas lieu, sauf cas très particuliers, d’aborder le sujet de leur “vie privée”.
Dans le cas d’une crise telle que la vivent beaucoup d’entreprises actuellement du fait de la situation économique et financière, longue, usante avec une dimension anxiogène et dépressiogène, il est indispensable de s’assurer que ceux qui gèrent la crise puisent suffisamment de ressources dans leur vie privée (au sens large : famille, loisirs, hygiène de vie) pour tenir la distance.
L’entrainement d’un sprinter n’est pas celui d’un coureur de fond, son alimentation non plus même si l’on retrouve des constantes.